Perspectives d`avenir du Laboratoire

Perspectives d’avenir

Non seulement ces fossiles de vertébrés terrestres de Madagascar sont emblématiques et unique en leur genre, mais ils sont aussi d’un grand intérêt pour élucider la paléogéographie, pour déduire la paléoécologie, pour dater relativement les couches sédimentaires, pour comprendre les liens de parenté des différents taxa et en déterminer la tendance évolutive des différents groupes.

Pour toutes ces raisons, ils méritent d’être connus, d’être conservés et d’être valorisés. Ainsi, cette année 2015, le Département de Paléontologie et d’Anthropologie Biologique via un autre partenariat, a bénéficié d’une salle de collection. Aussi, il projette de construire par le biais du projet de la « Préhistoire du Parc National de Tsimanampesotse », un projet tripartite conjugué par le DPAB de l’Université d’Antananarivo, Laboratoire de Primatologie et de Paléontologie des Vertébrés, le Madagascar National Parc (MNP) et une équipe Américaine conduite par Dr Laurie Godfrey, Université de Massachusetts, Dr Alfred Rosenberger Brooklyn College, New-York, et Phillip Lehman, Societé Spéléologique de la République Dominicaine, Saint-Domingue, un Musée de Paléontologie à l’Université d’Antananarivo.

 

Le projet « PREHISTOIRE DU PARC NATIONAL DE TSIMANAMPESOTSE »

http://www.nbcnews.com/watch/nbc-news/huge-underwater-fossil-graveyard-explored-in-madagascar-381528131720

En octobre 2014, une équipe scientifique spécialisée dans la plongée spéléologique a exploré trois grottes dans le Parc National de Tsimanampesotse : Aven, Malaza Manga et Mitoho, avec l’objectif spécifique d’établir leur importance scientifique pour la compréhension de la préhistoire du Parc National de Tsimanampesotse et de Madagascar en général. Un remarquable gisement de subfossiles a été trouvé dans la grotte d’Aven et aussi un remarquable environnement dans la grotte inondée à Malaza manga, un extraordinaire exemple d’histoire naturelle et de géologie qui rivalise ou surpasse même les plus célèbres grottes sous-marines du monde. Les résultats préliminaires du travail ont été publiés dans le plus important journal consacré à l’évolution des primates, le Journal de

l’Évolution Humaine (Rosenberger et al. 2015, Journal of Human Evolution XXX 1-5 ) dans un article co-écrit par l’équipe scientifique américaine et malgache avec Fabio Amador de la Société de Géographie Nationale (The National Geographic Society) qui a assisté l’équipe dans la mission de reconnaissance. A travers des vidéos spectaculaires prises par l’équipe de plongée professionnelle des dizaines de milliers de visiteurs ont pris connaissance de ces découvertes. Ce projet a été annoncé dans la revue Nature (Londres), l’une des deux revues scientifiques les plus importantes du monde. Il a été présenté dans des articles de fond par le Washington Post (à Washington), l’un des principaux quotidiens des États-Unis ; par le Daily Mail, un important journal anglais (à Londres) et par Tana Planète Madagascar. De nombreuses chaînes de télévision aux États-Unis notamment CNN Inside Africa et au Canada ont présenté des résumés vidéo du projet. L’équipe américaine a aussi été récemment interviewée par la plus importante radio publique des États-Unis. Tout l’effort du mois d’octobre n’était que le début de ce qu’on espère être un projet scientifique interdisciplinaire à long terme impliquant des scientifiques et des étudiants malgaches et de nombreux collaborateurs provenant de plusieurs pays. On croit que la Grotte d’Aven pourrait être le site le plus riche de Madagascar en subfossiles de lémuriens, parmi les nombreux autres trésors scientifiques qu’il recèle. Il a le potentiel pour devenir une ressource fabuleuse pour les générations futures de scientifiques malgaches et une source essentielle d’information sur les changements historiques récents du fragile habitat du sud-ouest de Madagascar, ce qui a de profondes implications pour les gens y résidant actuellement. Pour un projet à long terme, il serait avantageux d’essayer de développer un modeste laboratoire dans le parc pour soutenir les activités de recherche et le traitement des spécimens afin qu’ils puissent être transportés en toute sécurité. Il pourrait aussi être possible d’étendre l’usage du laboratoire afin qu’il serve de modeste centre éducatif et d’accueil. Beaucoup plus tard, il est envisageable de se pencher à la construction d’un centre de recherche et d’interprétation plus substantiel à Tsimanampesotse.

Afin d’atteindre l’objectif d’une plus grande reconnaissance du Parc National de Tsimanampesotse et de révéler ses grottes et ses fossiles à un public de plongeurs, il est proposé de construire un Musée paléontologique sous-marin à Aven dans le cadre de ce projet « la Préhistoire du Parc National de Tsimanampesotse – MNP Madagascar ». Il s’agira du premier musée paléontologique sous-marin du monde. Même s’il existe des parcs sous-marins en eau libre où les plongeurs peuvent observer les récifs coralliens ou les épaves, par exemple, il n’en existe pas où les touristes peuvent voir les fossiles in situ. Il n’y en a pas non plus qui soient localisés dans les cavernes submergées en eau douce. Le développement du musée sous-marin sera financé par la Dominican Republic Speleological Society (représenté par Philip Lehman) et par l’un de ses partenaires, la Quiet Diver Team (représenté par Hans Kaspersetz).

 

 

 

 

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